Seck Mouhamadoune, membre du groupe chargé de l’analyse des données OPERA

Seck M

Seck Mouhamadoune, chargé de l’analyse des données OPERA

A la suite des autres propos recueillis à la fin de l’atelier tenu du 12 au 17 regroupant différents acteurs d’OPERA, nous nous sommes entretenus avec le Docteur Seck Mouhamadoune. Cet entretien a porté sur son rôle dans le projet, sur l’avancement du traitement des données, sur la fiabilité de ces données, et les objectifs de la rencontre avec le PASEC.

Que pouvez nous dire à propos de votre rôle dans le présent projet ?

Dans le projet OPERA, moi je me charge de l’analyse qualitative, observations, transcriptions et tous ce qui est vidéos. Dans ce modèle d’analyse, il y aura une relation entre tous ce qui est quantitatif sur les questions  enseignantes. Je donnerai mon input sur la catégorisation des pratiques effectives en classe et non des pratiques déclarées aussi bien pour les transcriptions que pour les vidéos.

Où en êtes-vous avec les analyses de ces transcriptions et vidéos ?

Au stade actuel nous avons fini de stabiliser la première phase des observations transcris des 170 séances. On est à mi-chemin dans le traitement. Nous sommes à la catégorisation pour avoir des profils très simples. Nous, Baye Daraw N’Diaye, Bamba Déthialaw Dieng et moi, notre rôle c’est de partir d’un échantillon très précis afin d’entamer l’analyse qualitative. Il s’agira de faire ressortir d’autres observations autres que celles provenant des transcriptions des enquêteurs.  La combinaison de toutes ces observations donnera une valeur ajoutée aux prochains modules de formation.

Que pensez-vous de toutes ces données qui ont été recueillies du point de vue fiabilité?

Comme vous le savez on a travaillé sur la validation des données avec les observateurs et 99%  des données sont validées. A partir de maintenant, la base de données qui a été construite sous réserve constitue pour nous une base valide. Actuellement, les transcriptions, qu’on le veuille ou non, contiennent des petits ratés qui n’influenceront  pas les tendances. La preuve, le premier atelier à Ouagadougou en Aout, on avait observé 160 séances validées qui avait donné une tendance et maintenant on voit qu’avec 270 séances, les tendances se confirment.

En plus du volet validation des résultats, cet atelier avait-il d’autres objectifs ?

Oui, c’est également présenter à mi-chemin où nous en  sommes avec le traitement et recueillir le feedback de ceux qui supervisent et de ceux qui sont chargés de ce projet à Koudougou. Nous avons également besoin que les structures partenaires qui ont un œil extérieur valident notre méthodologie. Les résultats intermédiaires importent peu ; ce sont des illustrations. Ce qui est important aujourd’hui, c’est de savoir si la méthodologie qu’on est en train de mettre sur place peut donner des résultats probants.

Le PASEC était également présent, quel était le but de cette rencontre avec le PASEC ?

Nous avons notre méthodologie qui consiste à traiter, exploiter des questionnaires enseignants ensuite des données d’observations transcrites, sons et vidéos, pour sortir des pratiques des classes effectives. À partir de ce moment, nous sommes entrain de dire voilà ce qui se passe en classe avec l’enseignant et les élèves ; mais la communauté internationale ce qui les intéresse ce sont les élèves, quant ils apprennent quels sont leurs résultats comme les notes scolaires. Puisqu’actuellement nous n’avons pas encore de résultats, nous disons que, éventuellement le PASEC qui travaille sur les performances, peut nous donner des informations intéressantes à propos des notes des élèves. Nous pouvons dire en quoi dans les mêmes classes que nous avons observées, que nous avons profilées, voilà les types de performances qu’une autre structure nous a donnée. En plus, nous sommes aussi en train de récolter les notes des élèves. Ça sera une mayonnaise dans les résultats ; cela nous donnera au moins ce qu’on appelle un output que nous pourrons maintenant combiner avec les pratiques des classes et le profil des enseignants pour pouvoir sortir des profils de pratiques de classe. C’est cela notre objectif. Donc ça sera d’un apport important dans le volet des performances.

Autre chose à ajouter ?

C’est un vaste projet ambitieux, lourd mais je pense qu’on va y arriver.

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Projet OPERA

Le coordonnateur du projet  se prononce

Le 16 et le 17 septembre 2014 à Koudougou s’est tenue un séminaire de l’équipe d’OPERA et du PASEC à l’hôtel Ramonwende. Cette rencontre s’est tenue la veille de la grande conférence du 18 septembre. A la fin de la rencontre nous avons évoqué plusieurs sujets avec le coordonnateur du projet OPERA,  Pierre Jean Loiret, dont entre autres, la question du budget du projet OPERA.

Quels étaient les objectifs de ce présent séminaire?

Coordonnateur du projet OPERA, Pierre Jean Loiret

Coordonnateur du projet OPERA, Pierre Jean Loiret

Les objectifs de ce  séminaire était d’organiser une rencontre entre le PASEC, le programme de la CONFEMEN qui mesure les performances des élèves dans une dizaine de pays et OPERA qui fait une recherche qualitative au Burkina Faso. Il s’agissait de confronter les méthodologies de recherche des deux programmes, d’apprendre à mieux nous connaitre et de voir si les résultats du PASEC, ainsi que  les futurs résultats du PASEC dans les écoles observées par OPERA pourraient être intégrés dans la recherche OPERA. En fait, Les observations menées dans le cas de OPERA l’ont été dans des écoles qui font parties de l’échantillon PASEC au Burkina Faso. Au-delà de cette convergence d’observation, comment est-ce que le PASEC pourra utiliser la recherche qualitative d’OPERA et donc ce que OPERA a observé ? Et comment OPERA pourra bénéficier des résultats plus quantitatifs de mesure de performance des élèves dans sa propre recherche ? C’était ça l’objectif du séminaire. Ce n’était pas forcément de trouver des conclusions aux questions que je viens de poser tout de suite, mais de mieux se connaitre, voir comment les processus de recherche des deux initiatives ont été mis en place afin de comprendre ce qu’on pouvait  ensuite en retiré.

En tant que coordonnateur du projet OPERA comment appréciez- vous tout cela ?

Je trouve que les débats ont été très riches. Tout le monde a appris au moins à savoir ce que l’autre avait fait. Parce que pour l’instant, il n’y avait eu que des contacts, on pourrait dire institutionnels entre la CONFEMEN qui coordonne le programme PASEC et l’agence universitaire de la francophonie (AUF) qui coordonne OPERA, c’était une première étape. La deuxième étape, c’est de se connaitre pour voir,  pragmatiquement, concrètement comment on va travailler ensemble. Grâce à ce séminaire, on sait ce que les données PASEC vont apportées d’ici décembre à la recherche OPERA et comment ces données vont être intégrées dans la restitution que nous ferons de la recherche lors du séminaire qui sera organisé en décembre.

Quelles sont les perspectives du projet?

Au-delà de la restitution de décembre, de l’intégration de certaines données PASEC dans les résultats la recherche OPERA, on va maintenant continuer à travailler pour voir comment aller plus loin, parce qu’il y a des problèmes de calendrier. En décembre nous aurons les résultats intermédiaires du PASEC, mais le PASEC a lui aussi ses données définitives. Donc  les résultats des performances des élèves du Burkina Faso et des 10 autres pays africains ne seront connus qu’en 2016. Or, la recherche OPERA elle, se terminera en fin 2015. On pourra donc  intégrer une partie des données PASEC et maintenant  déterminer, jusqu’où aller  après la restitution de décembre.

On sait aussi que vous vous  occupez du Budget. Est ce que vous ne rencontrez pas de problèmes ?

Il y a un budget pour OPERA. Un budget global qui a été décidé, qui a été élaboré et qui a fait l’objet d’une convention de financement entre l’Agence Française de Développement (AFD), le Partenariat Mondial pour l’Education (PME) et l’AUF. Ce budget global est élaboré sur la base d’un plan d’action afin de travailler avec les coordonnateurs scientifiques du projet OPERA. Les coordonnateurs scientifiques déterminent un certain nombre d’étapes nécessaires. De l’étape 1 à l’étape 15. En fait, y a 15 étapes dans OPERA qui correspondent à des activités  et qui disent voilà, on part de cet endroit c’est-à dire de la définition de la recherche elle-même pour arriver jusqu’aux résultats de la restitution.

A quelle étape de sa recherche OPERA est actuellement?

Nous sommes à la dixième ou onzième étape. Le budget est ainsi élaboré en fonction de ces étapes. Ensuite cela est naturel, le budget est élaboré avant de commencer et on se rend compte forcement qu’il ya des modifications à apporter en cours de projet. Mon rôle, c’est de m’assurer que même si on fait des modifications, l’enveloppe globale du projet n’est pas dépassée. Après,  dans les 15 activités, chaque activité fait l’objet d’un budget. Et, la totalité de ces budgets d’activité forme le budget global. Après, on peut ressentir que par rapport à ce qui était prévu, on n’a pas prévu assez dans l’activité 5 par exemple et il faut prendre ailleurs pour la finir ; mais du coup cela veut dire qu’il faut faire des économies ailleurs. Ce sont des choses normales en gestion de projet. On sait bien qu’on ne peut pas tout prévoir à l’avance. Juste un exemple : Il n’était pas prévu à l’origine du projet OPERA quand on l’a conçu, que des étudiants fasses les observations de classes. Il était prévu à l’origine que des enseignants chercheurs et des inspecteurs fassent les observations de classes. Or, on s’est rendu compte que ce n’était pas possible, qu’ils n’étaient pas assez nombreux, qu’on ne pouvait pas demander à des inspecteurs de faire des observations de classes parce qu’ils sont en position hiérarchique vis-à-vis des enseignants ; cela a été vite évacué et surtout il n’y avait pas assez d’enseignants chercheurs pour faire les observations. Ainsi, les enseignants chercheurs ont formé des étudiants qui ont fait les observations, mais cela n’était pas prévu, donc il a fallu reconfigurer le projet pour que des étudiants fassent les observations en se disant que cela les aidera aussi dans leurs études.

Mot de la fin.

Après les conclusions de ce séminaire,  je parle en tant que coordonnateur, je pense qu’une étape a été franchie et que les objectifs ont été remplis. C’est-à dire, on a vu ensemble, on s’est compris et on a vu ce qu’on pouvait faire ensemble et on le met en œuvre. C’était l’objectif. Il  est rempli et on va passer à l’activité suivante.

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Baye Daraw N’Diaye, membre du groupe chargé de l’analyse des données OPERA

Baye Daraw

Baye Daraw N’Diaye, chargé de l’analyse des données OPERA

L’atelier d’OPERA sur l’avancement de la recherche qui s’est déroulé du 12 au 17 septembre 2014 a connu la participation de bon nombre d’acteurs du projet. Au nombre de ceux-ci, nous avons le Docteur Baye Daraw N’Diaye. Il donne ici son avis sur l’atelier, et ses retombées tout en précisant son rôle dans le présent projet.

Que pouvez-nous dire à propos de votre rôle dans le projet OPERA, surtout en relation avec l’analyse des données ?

Nous savons qu’il y a beaucoup de données et c’est nécessaire pour une telle recherche pour parvenir à faire une triangulation : recherche documentaire, questionnaire, entretiens, observations. J’ai travaillé sur  les 3 derniers  types de données avec mes collègues Seck Mouhamoudoune et Bamba Dieng, non seulement pour les traiter mais également pour leur donner du sens et permettre d’arriver à des conclusions utiles.

Sur quoi a porté exactement l’atelier ?

L’atelier a porté essentiellement sur l’état d’avancement de la recherche ; cela a permis surtout de recueillir les avis des uns des autres, parce qu’il y avait  des formateurs, des chercheurs, des enseignants, des utilisateurs comme les inspecteurs, les directeurs d’école, le PASEC qui était là comme collaborateur et comme partenaire. Les exposés sur la situation actuelle, sur l’état d’avancement, nous ont permis de recueillir des avis, qui vont nous permettre d’avancer et de voir plus clair dans la recherche.

Quelles sont les retombées de cet atelier ?

Chacun y a trouvé son compte. L’équipe de recherche a réussi  à recueillir des critiques, des avis, sur certaines options, sur certaines lignes de recherche qui vont leur servir à revoir, à améliorer les traitements. On a aussi entendu les chefs d’établissements, les gens, qui ont maintenant mieux compris et qui ont bien apprécié; on leur a même donné des choses qu’ils ne savaient pas sur leurs enseignants; le fait surtout de parler à ce beau monde, c’est très important. Ils déplorent toujours le fait que les gens viennent prendre des informations ensuite ils disparaissent ; le fait de les associer à ces restitutions, de leur dire voilà ce que nous avons pris, voilà ce que nous voulons faire, voilà ce que disent vos enseignants, et voilà où nous voulons aller. Je crois qu’ils nous ont exprimé leur satisfaction par rapport à cela et ils nous apporté des choses que nous ne savions pas. Chacun a donc trouvé son compte.

Dernier mot ?

On a beaucoup travaillé. Ils nous ont mis dans des conditions qui nous ont permis de le faire. On apprécie très positivement la collaboration de nos collègues de Koudougou aussi bien sur le plan intellectuel, sur le plan social, sur le plan relationnel. Nous sommes satisfaits de cette collaboration. Il faut souhaiter bien terminer cette étude qui est très importante pour le Burkina mais également pour d’autres pays de la sous-région puisque l’objectif de cette recherche, c’est d’arriver à améliorer la qualité de notre éducation, aussi bien pour le Burkina que pour des pays qui sont dans les mêmes conditions.

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Partenariat DGIREF-OPERA

OPERA arrive à point nommé

A l’occasion de la rencontre OPERA avec ses différents partenaires qui s’est tenue les 16-17 septembre 2014, au lendemain du séminaire sur le déblayage des résultats OPERA, nous avons rencontré la directrice de la DGIREF, Dr Juliette Kaboré/Ouédraogo. Elle a bien voulu répondre à quelques-unes de nos questions.

Quelles sont vos impressions sur le présent séminaire?

Dr Juliette Kaboré/Ouédraogo, DGIREF

Dr Juliette Kaboré/Ouédraogo, DGIREF

J’apprécie très positivement la tenue de ce séminaire parce qu’il permet d’une part de produire une compréhension commune des résultats intermédiaires à tous les acteurs impliqués dans le projet de recherche, aussi bien les chercheurs, les praticiens, que les gestionnaires déconcentrés et centraux de l’éducation burkinabé, les structures nationales et internationales chargées de l’évaluation des acquis scolaires. D’autre part, une telle rencontre permet de recentrer les objectifs de la recherche sur les orientations des curricula et sur les difficultés réelles des enseignants. Elle permet ainsi de les sensibiliser sur la nécessité d’établir des liens interdisciplinaires entre les deux matières.

Votre appréciation du projet OPERA ?

Le projet arrive à point nommé dans notre paysage de recherche en éducation, car habituellement, on parle à propos des enseignants et de leurs pratiques sans jamais leur donner la parole. A travers OPERA, ce sont les discours, les pratiques et les comportements des enseignants qui constituent les données collectées.

 La diversité des instruments de recherches (observation, entretien explicatif, vidéo) permet de cerner de façon approfondie les pratiques pédagogiques et didactiques des enseignants. Egalement, la diversité des regards (universités occidentales et africaines, enseignants, directeurs, encadreurs, étudiants) permet aussi, en les croisant, d’analyser en profondeur les données.  J’apprécie positivement ces principes et cette posture qualitatifs

Que pensez-vous des données recueillies du point de vue fiabilité ?

Aucun doute sur la fiabilité des données que garantissent plusieurs types de triangulations: la triangulation des données grâce à l’utilisation de plusieurs instruments de collecte de données ; la triangulation des méthodes qui se réalise par le recours à des outils d’analyse quantitatif et qualitatif ; la triangulation des analyses que permettent les séminaires à mi-parcours où les résultats d’analyse sont soumis à l’appréciation de ceux qui ont produit les données. Il faut relever aussi le fait que les données ont été collectées par des étudiants dont la neutralité par rapport à l’objet d’étude a permis d’éviter les biais.

Que pensez-vous du partenariat DGIREF-OPERA?

C’est un partenariat gagnant-gagnant. Pourquoi?

La DGIREF a en charge la réforme curriculaire qui conduira logiquement à une réforme de la formation initiale des enseignants et des encadreurs et à une révision des manuels scolaires dont elle a aussi la charge. Participer au projet OPERA permet à la DGIREF de renforcer ses capacités par rapport à ses missions en maths, en français et dans les disciplines d’éveil. Les données collectées viennent affiner l’état des lieux de la mise en œuvre des anciens programmes qui ont permis d’orienter la reforme curriculaire. Et comme cette réforme concerne le continuum (préscolaire, primaire et post-primaire), vous saisissez l’ampleur des retombées des résultats du projet OPERA sur la qualité des missions de la DGIREF, et partant, du système éducatif burkinabé. La DGIREF a aussi pour mission de faire de la recherche -action en éducation sur les réalités problématiques vécues par les acteurs, principalement les enseignants. Le projet OPERA a produit une base de données immense qui peut servir à des analyses ciblées selon les attentes professionnelles des enseignants.

Ce partenariat n’est pas seulement avantageux pour la DGIREF. Le partenariat peut s’établir avec les universités partenaires pour l’exploitation ultérieure des données par la DGIREF, et pourquoi pas, pour la rédaction des manuels scolaires des disciplines concernées, … .

Votre dernier mot?

Je voudrais adresser mes sincères remerciements aux autorités du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation de nous avoir impliqués dans ce projet. J’adresse mes vives félicitations à tous les partenaires du projet OPERA pour la qualité du travail abattu malgré l’immensité  du travail et pour le climat convivial de la collaboration entre les acteurs impliqués. Enfin je voudrais inviter toutes les parties prenantes de ce projet à s’engager à exploiter l’immense banque de données que nous offre ce projet, chacune dans son domaine d’action, afin que l’étude serve au maximum, à résoudre définitivement  les grands handicaps à l’apprentissage qualitatif des matières concernées par l’étude.

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Jacques Wallet, membre du comité de suivi-évaluation du projet OPERA

évaluateur du projet

Pr Jacques Wallet, évaluateur du projet OPERA

Après l’atelier sur l’avancement du projet OPERA tenu à Koudougou du 12 au 17 septembre 2014, nous avons recueilli les propos d’un membre du comité de suivi évaluation du projet, en la personne de Jacques Wallet. Il a donné son avis sur  l’atelier, les données recueillies et sur l’avancement du projet.

Quelles sont vos impressions sur le présent atelier et quel en était l’objet?

Il s’agit là  d’une grosse ambiance de travail. Il y’a un partenariat fécond entre beaucoup de gens. Ce qui me frappe c’est que le nombre de données recueillies est énorme. Je pense qu’il sera nécessaire de choisir, même si tout choix  est ensuite contestable. Il faut un nombre de données raisonnable parce que la prochaine échéance d’OPERA en décembre qui est une présentation à l’échelle nationale et internationale oblige l’initiative à produire des résultats et  pendant cet atelier on a eu surtout d’éléments qui relèvent  de la méthodologie.

Votre appréciation sur les données actuelles ?

Très intéressante; c’est qu’il y’a un travail d’équipe qui est important, il faut absolument que l’équipe burkinabé prenne toute sa place dans le travail à partir de là. La question est qu’à court terme OPERA doit produire un certain nombre de résultats utilisables dans le domaine de la formation des enseignants, mais on n’est pas encore à cette étape.

Quelle est votre appréciation par rapport à l’avancement des travaux ?

Le calendrier est tenu. Il faut que l’initiative OPERA produise des résultats.

Nous vous remercions !

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Antoine Marivin, représentant PASEC Dakar

Antoine Marivin

Antoine Marivin, représentant PASEC/Sénégal

Nous avons reçu le représentant du PASEC/Dakar (programme d’évaluations comparatives des acquisitions des élèves du primaire des pays africains francophones conduites par la CONFEMEN), lors du séminaire en prélude à la conférence de presse qui doit se tenir le 18 septembre à l’hôtel Ramonwendé de Koudougou et il a répondu à quelques-unes de nos questions

Mr Marivin, quelles sont vos impressions sur le présent séminaire ?

Ce séminaire a permis de renforcer les savoirs autour de la compréhension des phénomènes d’enseignement-apprentissage tout en sensibilisant les participants sur les méthodes d’évaluation de ce processus. La complémentarité des approches du projet  OPERA et du programme PASEC est sur la bonne voie et permettra d’apporter des éléments d’une  réponse commune aux questions de recherche.

Votre appréciation sur le projet OPERA ?

Le projet OPERA permet d’avoir un regard neuf sur le fonctionnement de la classe grâce une analyse qualitative poussée des interactions maîtres-élèves jusqu’à alors peu explorée particulièrement dans les pays francophones du Sud. L’intérêt est réel dans le contexte des  écoles des pays d’Afrique subsaharienne, trop souvent peu outillées pour accompagner les différents profils d’élèves dans leur apprentissage.

L’approche scientifique pluri-acteurs, Nord,/Sud, scientifiques/acteurs terrain, renforce les échanges et permet de croiser les points de vue, sur ce plan le pari est gagné. La transformation des résultats de la recherche en outils pédagogiques et didactiques pour accompagner les maîtres dans leurs enseignements est maintenant indispensable dans un contexte où les ressources éducatives sont rares, mal distribuées et mal utilisées, et souvent inadaptées. Il s’agit d’un défi de taille qui devra impliquer tous les acteurs du système éducatif.

Que pensez-vous des données recueillies du point de vue fiabilité ?

Les multiples angles de collecte de données permettent d’avoir un regard multidimensionnel sur la construction des apprentissages des élèves en classe. Bien sûr, les biais potentiels sont réels dans une telle recherche qualitative, mais ils sont pour la plupart bien connus, tous les acteurs ont montré qu’ils étaient sensibles aux paramètres de la recherche. L’équipe OPERA a prouvé qu’elle avait surmonté la phase de retranscription des phases d’observation.

Seule une telle démarche qualitative permet d’aller aussi loin pour comprendre ces phénomènes complexes. Néanmoins, chacun doit garder à l’esprit que cette collecte et cette étude se réalisent dans un environnement spécifique limité, ce qui exclut toute généralisation automatique des tendances observées à d’autres classes, d’autres écoles, d’autres régions…En d’autres termes, l’intérêt de cette étude réside essentiellement dans la pertinence des sujets abordés, dans la richesse des données disponibles et dans la pertinence des questions de recherche soulevées.

Que pensez-vous du mariage PASEC OPERA ?

Cette collaboration scientifique prouve qu’il est possible d’aborder un même champ d’études avec des approches méthodologiques différentes à condition d’en définir les limites.  Les classes observées par OPERA ont été enquêtés par l’évaluation PASEC qui a été faite au printemps dernier au Burkina ainsi que dans dix pays d’Afrique francophones, le rapprochement des données permettra de visualiser les tendances entre les profils des maîtres et la réussite des élèves aux tests PASEC. Les échanges se poursuivront dans les mois à venir pour alimenter les réflexions sur les pratiques de classes efficaces.

Votre mot de fin ?

J’encourage toute la communauté éducative du Burkina Faso à s’imprégner des résultats du projet OPERA et de l’évaluation PASEC et à proposer des pistes d’actions pour faire évoluer les environnements d’apprentissage tout en valorisant la profession enseignante.

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Séminaire de déblayage OPERA

OPERA s’active pour la présentation des résultats

En prélude à la conférence de presse qui doit se tenir le 18 septembre et  suite au séminaire du 25 au 30 aout à Ouaga qui avait pour but une présentation sommaire des résultats provisoires, ce présent séminaire se veut être un déblayage des résultats et une préparation des résultats globaux. Ce séminaire s’est tenue du 12 au 15 septembre 2015 dans la salle de réunion de l’Ecole Normale Supérieure de Koudougou et a réuni sept experts internationaux, le coordonnateur du projet, et toute l’équipe locale.

séminaire 12-15

une vue d’ensemble des participants

Le 12 septembre a vu la présence des experts internationaux que sont Marguerite Altet, Afsata Paré, Hamidou Nacuzon Sall, Mouhamoudoune Seck, Bamba Dethialaw Dieng, Baye Daraw Ndiaye et l’équipe locale présente à l’atelier d’août. Après avoir passé en revue les résultats provisoires présentés à l’atelier d’aout et relevé quelques zones d’ombre, les experts internationaux et nationaux, ont décortiqué toutes les données récoltées pendant la phase d’observation et de filmage.  Quelques étudiants observateurs ont pris part le 14 et le 15 septembre au déblayage de ces données afin de permettre la clarification de toutes les zones d’ombre relevées. Le lendemain 15, le coordonnateur du projet, Pierre Jean Loiret et Jacques Wallet, un des évaluateurs du projet, se sont joints aux experts internationaux et à l’équipe locale pour la préparation des résultats globaux.

Ces résultats globaux seront présentés au PASEC que ce même groupe OPERA va rencontrer le 16 et le 17 septembre et à la conférence de presse qui se tiendra le 18 septembre.

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Atelier OPERA à Ouagadougou

Présentation des résultats et pistes d’interprétation possibles des données

À la suite du séminaire sur le nettoyage des données qui s’est tenu au Sénégal en juillet dernier, la salle de formation du Campus Numérique Francophone de Ouagadougou a accueilli du 25 au 30 août 2014, un atelier consacré à la présentation des résultats des premiers traitements de données et à la réflexion sur les pistes éventuelles d’interprétation de ces résultats. Cet atelier a connu la présence d’experts venus de la France du Sénégal et du Burkina.

séminaire atelier Ouaga

Les experts en séance de travail

Cette séance de travail, qui est un préalable à la présentation des résultats partiels prévus pour septembre, a donné l’occasion de partager des informations recueillies à partir des questionnaires, des observations  et du filmage des séances avec les experts burkinabè. Les premières analyses des données ont été présentées par les experts sénégalais qui ont énormément travaillé sur le traitement des données, du recodage à la mise à jour des données récoltées depuis la première phase, de même que la mise en relation des séances filmées avec les différentes transcriptions.

Cet atelier a également permis aux différents experts de discuter et de s’accorder sur les pistes possibles d’interprétation permettant de faire une analyse, la plus prête possible de la réalité., Les experts ont exprimé leur satisfaction par rapport au travail fourni par les observateurs pour la phase II ; ils ont assuré avoir noté une nette amélioration du travail réalisé, comparativement à celui produit lors de la première phase. Pour plus d’efficience dans le traitement et l’analyse finale des données, des suggestions ont été formulées par les experts.

 

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Des dictionnaires aux écoles de Ouagadougou et de Saba

OPERA veut booster les résultats scolaires

Le vendredi 11 juillet 2014, OPERA a remis 102 dictionnaires aux responsables des différentes écoles de la capitale et de Saba. Il s’agit, faut-il le préciser, des écoles concernées par le projet. Cette remise, qui s’est déroulée à la Direction provinciale de l’Éducation nationale et de l’alphabétisation (DPENA) du Centre a vu la présence de Madame Laeticia Douamba/Kiemtoré, inspectrice de l’enseignement du primaire, de Madame Zénabou Ouédraogo, Directrice Provinciale de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation représentant le DRENA M. Marius Zoungrana.

photo Ouaga Saba

Les acteurs de l’éducation de Ouagadougou et de Saaba impliquées dans les observations OPERA

C’est en présence des représentants des écoles bénéficiaires qu’OPERA a accompli cet acte qui se veut une manifestation de sa reconnaissance aux différentes écoles de Ouagadougou et de Saba pour leur collaboration et leur participation aux différentes phases du projet. Au total, 102 dictionnaires universels Hachette ont été remis à 17 écoles dont 12 de la commune de Ouagadougou et 5 de la commune de Saba. En remettant le don aux représentants des écoles, Mme Laeticia Douanba/Kiemtoré a souligné qu’il est fait au nom d’OPERA. Les bénéficiaires ont salué ce geste qui vient renforcer la quantité et la qualité du matériel didactique disponible. La Directrice provinciale de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation  a apprécié ce geste à sa juste valeur. Au nom des bénéficiaires, elle a remercié les responsables d’OPERA, qui vient de porter un grand appui à son ministère en matière de dotation en matériel didactique. Pour elle, ce don va aider le personnel enseignant dans leur tâche.

Photo ouaga Saba

La DPENA de Ouagadougou représentante du DRENA reçoit un lot de dictionnaires des mains de la représentante d’OPERA

Mme Zénabou Ouédraogo a fait remarquer que le projet OPERA entre en droite ligne de la politique nationale en matière d’éducation. Avec ce projet, les enseignants voient leurs capacités renforcées. Ils ont plaidé pour son élargissement à l’ensemble du territoire national.

Mr. Grégoire Guissou, Directeur de l’école Pissi « A », saluant l’initiative d’OPERA, a souligné que les dictionnaires viennent à propos, en ce sens qu’il y avait un manque criard de ce type de matériel dans les écoles. Mr Grégoire Guissou et ses collègues ont souhaité avoir un feed-back des résultats de cette recherche, car ils pourraient améliorer la qualité de leur enseignement.

En attendant les premiers résultats de cette recherche, espérons que les dictionnaires profiteront aux élèves et aux enseignants et qu’ils amélioreront les résultats scolaires.

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De la documentation pour les écoles du Centre-Ouest

Remise de dictionnaires aux écoles de la phase II du projet OPERA dans le Bulkièmdé et le Sanguié

Le vendredi 11 juillet 2014 la salle conférence de la Direction Provinciale de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation (DPENA) du Sanguié et du Bulkièmdé a accueilli à 9h puis à 16h des cérémonies de remise de dictionnaires aux écoles ayant participées à la deuxième phase du projet OPERA. À ces cérémonies étaient présents, le représentant  le chef de projet OPERA, les directeurs et les chefs de circonscription Éducation des écoles concernées, ainsi que les directeurs provinciaux de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation des deux localités.

photo Réo dico

le représentant d’OPERA à gauche remettant un lot de dictionnaires à la représentante du DPENA à droite

Chose promise, chose due. Initialement prévu par le programme OPERA dès son entame c’est finalement le 11 juillet dernier que M. Yaméogo, représentant le chef de projet OPERA a remis respectivement un lot de cinq cartons et de sept cartons de dictionnaires encyclopédie universelle, soit un total soixante-douze dictionnaires, aux écoles du Sanguié et du Bulkièmdé, qui ont pris part à la phase II des observations des pratiques enseignantes du programme OPERA.

En remettant ces dictionnaires, OPERA vient renforcer la documentation présente dans ces différentes écoles et aussi leur dire  merci pour leur participation et leur franche collaboration pour la réussite de cette seconde phase.

remise de dictionnaires à Réo

Un CCEB de Koudougou recevant des dictionnaires des mains de la DPENA de Koudougou

Les bénéficiaires des deux localités en recevant ces dictionnaires n’ont pas manqué de manifester leur joie ; ils ont exprimé leur grande satisfaction de  ce présent très précieux. Par ailleurs, ils ont affirmé leur disponibilité à accompagner OPERA dans la suite de sa recherche.

OPERA, par la voix de son représentant, a rassuré les différents acteurs de toujours les informer et les associer pour la suite du processus entamé avec eux.

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