Séminaire de formation des formateurs OPERA

Un formateur donne son avis

La formation des formateurs qui s’est  tenue du 16 au 21 mai 2016 a compté, tant parmi les formés que parmi les formateurs, plusieurs enseignants chercheurs de l’université de Koudougou, plusieurs inspecteurs et conseillers pédagogiques de l’enseignement primaire et secondaire. Nous avons rencontré à la fin de la formation BAYAMA Paul-Marie. Enseignant depuis plus de vingt ans, il est à la fois Inspecteur de l’enseignement Secondaire et Enseignant chercheur, Maitre-Assistant à l’Université de Koudougou.

BAYAMA Paul Marie

BAYAMA Paul Marie

Dr. Bayama, que  pensez-vous de la formation reçue ?

Le projet OPERA se place dans une perspective d’amélioration de la qualité de l’éducation. La formation est consécutive à une recherche de terrain, avec des données contextualisées ; donc la démarche OPERA met enseignants chercheurs et acteurs de terrain dans une perspective commune où tous peuvent s’enrichir. Les différents axes de la formation portent sur les activités fondamentales de l’enseignant dans une classe. Cela permet de se regarder soi-même comme enseignant. C’est une formation qui m’a été profitable.

Pensez-vous que cette formation est adéquate pour la formation des enseignants?

Ce que j’ai constaté c’est la disproportion entre le contenu de la formation et le temps imparti. Mais dans son principe, cette formation est judicieuse. Le contenu a été élaboré à partir d’une observation de la pratique de la classe. Si les contenus à dispenser sont ajustés au temps de formation, je considère personnellement que les formateurs pourront former les enseignants. Il faut considérer le contenu de cette formation comme des fiches pédagogiques qu’il faudra adapter à la réalité des enseignants surtout sur le plan conceptuel. De ce point de vue, le travail de groupe est surexploité comme procédé dans cette formation.

Pensez-vous que la mise en œuvre de cette formation est possible sur le terrain ?

Personnellement je ne vois pas de difficultés liées au contenu même de la formation qui la rendrait irréalisable. Maintenant, les problèmes d’organisation, c’est possible mais c’est autre chose.

Selon vous, quelles éventuelles difficultés pourraient rencontrer les formateurs, de façon générale, dans la mise en œuvre de cette formation ?

Les enseignants pourraient avoir certaines difficultés par rapport à la complexité de certains concepts et aussi des présupposés en matière d’approche méthodologique. Je ne peux préjuger de leurs réactions mais vu que c’est une formation d’adultes, des solutions émergeront forcément si les difficultés surgissaient.

Mot de fin

J’encourage particulièrement cette démarche OPERA, j’attends impatiemment en tant que chercheur et praticien, enseignant de didactique de voir ce que cette formation va produire sur le terrain. Je pense que c’est un début qui peut donner lieu à d’autres recherches pour plus de performance dans l’enseignement apprentissage. C’est une initiative qui va consolider la qualité des recherches en sciences de l’éducation, améliorer la formation des  enseignants de l’Université de Koudougou tout en produisant des résultats sur le terrain.

Bon vent à OPERA.

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