Formation des superviseurs OPERA

Quelques participants se prononcent

A la fin de la formation des superviseurs aux outils OPERA qui a eu lieu à Ouagadougou du 02 au 07 mai 2016, quelques participant/formés ont donné leur appréciation du projet en général et de la formation en particulier.

Nurdine Doukouré Naminata

Nurdine Doukouré Naminata

Nurdine Doukouré Naminata : Chef de service de la Direction de la Pédagogie et de la Formation Continue (DPFC), (Cote d’Ivoire)

« Ce séminaire a été très enrichissant parce que ça a été surtout des débats entre pairs, des débats qui nous ont permis de comprendre que nous avons les mêmes réalités, les mêmes défis éducatifs à relever. Comprendre aussi, qu’on peut mutuellement relever les défis parce que ce qui est valable pour un pays l’est aussi pour les autres. C’est très enrichissant dans la mesure où l’expérience ayant été faite ou étant en train d’être fait par le Burkina Faso, pourra permettre à tous les autres pays de l’Afrique de l’Ouest notamment le Sénégal, le Niger, la Côte d’Ivoire de se servir des outils OPERA également pour relever les mêmes défis éducatifs qui sont les mêmes dans nos pays. On se retrouve exactement dans les thématiques  des livrets comme si c’était issu d’une étude de nos systèmes éducatifs. Concernant le travail que nous aurons à faire sur le terrain, il faut qu’on précise les choses, nous ne sommes pas venus pour nous mettre tout de suite dans la peau de formateur, nous avons été conviés à ce séminaire pour venir voir de quoi il est question, pour pouvoir le contextualiser chez nous. Je pense que cet objectif, a été atteint. Naturellement, on a rencontré quelques difficultés, quelques appréhensions parce que les livrets sont , je dirai immensément riches, mais en même temps aussi, la mise en œuvre demande beaucoup de temps, de compréhension, d’adaptation, d’élaboration de contenu si bien qu’il est important de s’assoir et de voir comment ces 20 fiches peuvent être transférées à d’autres formateurs parce qu’il est évident que même si on fait un séminaire de 5-7 jours, ça ne sera pas suffisant. Il est donc important de faire peut-être des priorités de thématique pour pouvoir justement permettre une restitution efficace des contenus des livrets.

Pour finir, je dirai infiniment merci aux collègues Burkinabès, à l’équipe organisationnelle pour l’accueil, pour la convivialité et surtout pour la courtoisie ».

Bakingue Zara : Directrice de la Formation Initiale et Continue au Ministère de l’Enseignement Primaire de l’Alphabétisation de la Promotion de Langue Nationale et de l’Education Civique (DFIC / MEP/S/PLN/EC), (Niger)

Bakingue Zara

Bakingue Zara

« Avant de venir nous avons eu le chronogramme de ce sur quoi, nous allons nous entretenir au cours donc de cette semaine écoulée et les thématiques qui nous ont été envoyées déjà nous réconfortent, ce qui à motiver notre participation. Personnellement  moi, avec tout ce que j’ai comme préoccupation, j’ai jugé utile de venir partager, parce que les thématiques des activités métacognitives telles que la pédagogie différenciée  en passant par la transposition didactique et autres activités  d’apprentissage sont des situations pratiques que nous vivons. Nous avons espéré et nous avons eu des résultats de nos préoccupations en échangeant avec les collègues burkinabés, ivoiriens et sénégalais en plus des experts qui accompagnent donc ce séminaire. J’ose dire que nous avons trouvé des solutions par rapport à beaucoup de nos préoccupations et l’échange vraiment nous a plût par rapport à ces thématiques qui nous tiennent à cœur et qui constituent nos préoccupations majeures pour nos enseignants. Vraiment ! OPERA a identifié ce qui constitue nos préoccupations aussi au niveau du Niger.

OPERA a observé des pratiques et c’est ce qui a motivé à retenir telle ou telle activité au niveau du Burkina. Cela peut varier ailleurs, mais en même temps la thématique tient. On peut observer dans d’autres classes, des pratiques au Niger par exemple, qui peuvent changer la vision, mais le concept en tant que tel tient par rapport à ce que nous avons vu. C’est dans ce sens que nous pensons accueillir OPERA au Niger pour qu’il puisse nous accompagner à travers cette démarche que nous avons jugé sanitaire. Mais, il faut souligner que nous avons rencontré des difficultés dans la mise en œuvre des fiches. Avec les simulations faites, nous avons fait des recommandations pour dire à nos collègues burkinabè qu’il y a du travail à faire et je pense que c’est ce qu’ils sont en train de faire maintenant. Les fiches telle quelles sont conçues ne sont pas digestes pour la formation. Il y a lieu de les adapter, de les retravailler pour en faire des formats de formation. Certes, certains nous disent que ce n’est pas bien de faire de l’informatique de formation, mais je pense qu’en tant que formatrice, le travail en amont c’est d’abord de concevoir des fiches adaptées aux publics. Ce travail reste à faire ici car de fois on tiraille sur des consignes, on constate qu’elles ne sont pas explicites et vous êtes d’avis avec moi que quand vous donnez la consigne qui n’est pas claire, qui n’est pas précise, les interprétations vont suivre et là vous serez buter à des obstacles surtout qu’on a à faire à l’andragogie. Je pense qu’ils ont pris acte parce que j’ai vue qu’ils sont en train de revoir leur façon de faire.

Je rentre donc ravi dans mon pays, parce qu’ils ont bien réfléchi de faire venir d’autres nationalités et l’échange entre acteur nous a permis aussi de mieux nous situer par rapport à certaines préoccupations qui ne sont pas évoquées dans les fiches et je pense que les experts ont pris notes des interventions ».

Sané Seydou

Sané Seydou

Sané Seydou : Inspecteur de l’Education et de la Formation à l’Inspection Académique (Sénégal)

« Je voudrais remercier tout ce qui ont contribué à la tenue de cette activité, qui à mon avis est d’une importance capitale du fait que c’est une observation des pratiques enseignantes dans leurs rapports avec les apprentissages  des élèves. J’ai été très fasciné de constater ce qui ce fait et de m’approprier d’avantage ces outils. C’est vrai que c’est une œuvre humaine, tout n’est pas parfait, nous avons su noter par moment quelques incompréhensions, quelques imperfections et ça c’est normal. Mais l’essentiel c’est que, nous avons retenu beaucoup de choses. Alors, moi j’ai été très fier de retenir qu’il y a des outils qui sont là et qui peuvent être transférables, qui peuvent s’accommoder à nos réalités dans nos pays différents. C’est pourquoi je voudrais me réjouir 

de cette participation, me réjouir parce que je vais retourner avec une banque de donner et que cette banque de donner me permettra avec les membres de l’équipe du Sénégal, une fois au Sénégal, de retravailler encore davantage et de faire approprier ces outils aux formateurs que nous allons superviser pour que le système d’enseignement de manière  générale  soit beaucoup plus performante, pour que nous puissions atteindre la qualité.

J’avoue qu’on est bien outillé et cela ne signifie pas que maintenant on va croiser les bras. Nous allons continuer, c’est la recherche, on a les bases qui nous permettent de poursuivre l’œuvre et c’est pourquoi je dis que les outils que nous avons, sont vraiment portables et que nous pourrions une fois sur place les retravailler au besoin. La simulation qu’ils

ont faite ici a été importante, elle nous permet non seulement de comprendre les outils, mais dans la pratique de voir les limites de certains verbatim ou les limites même  de la faisabilité et du déroulement de ces outils. Mais que cela ne tienne, il faut se réjouir davantage, c’est dire que tout ce que nous avons eu ici est un prétest en réalité  qui nous permet de voir comment nous considérons nos erreurs, comment nous les traversons et comment changer de comportement. Les fondements des outils, c’est qu’à un certain moment, on a subitement dit aux enseignants que telle méthode ou telle autre n’était pas bonne, voilà la méthode qui sied. Or, les enseignants ne se le sont pas appropriés, parce qu’on est pas parti de ce qu’ils savent vers la pratique qu’ils font pour apporter une nouvelle manière de faire. Dans les outils OPERA, on va d’abord de la compréhension de l’enseignant, à de manière pédagogique, la phase théorique, les connaissances théoriques qu’il a. On le met en situation de compréhension d’absorption des concepts, et après on le met en pratique, il se retrouve dans sa pratique, il tire lui-même le bilan de ses séances pédagogiques et c’est en ce moment qu’on lui proposera à la phase 3 une nouvelle manière de faire. Au lieu de dire à l’enseignant voilà la nouvelle manière de faire on part de ce qu’il connait vers l’inconnu. Je pense que si on implante ça dans nos pays, l’acceptation sera faci

le et les enseignants iront de mieux en mieux  dans la gestion des enseignements apprentissages. Nous souhaitons donc que ces outils soient vulgarisés au niveau de l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique Francophone pour qu’ensemble nous maintenions ces rapports entre enseignement et apprentissage. Voilà des outils qui sont à mon avis très utilisables et qui permettrons demain  d’aspirer à une éducation véritablement de qualité ».

Yaméogo Victor : Inspecteur de l’Enseignement du Premier Degré à l’Ecole Normale Supérieur de l’Université de Koudougou (IEPD – ENS – UK)

Yaméogo Victor

Yaméogo Victor

« Avec cette formation, on a été vraiment au cœur des préoccupations pédagogiques  et il y a eu tout un vaste travail de recherche terrain, un travail théorique de conception par OPERA. Nous voyons que nous nous approchons de l’aspect final et visible c’est-à-dire à partir de tout cela concevoir des outils pour voir à quoi ça peut servir. Nous avons été réconfortés de parcourir au moins une vingtaine de fiches qui rendent compte de diverses dimensions qui renvoient à la réalité des classes quel que soit le niveau. A partir de cela, on pourra, en amenant les praticiens à s’imprégner de ces choses, voir comment on peut mieux faire et aller dans le sens de l’amélioration. A savoir si maintenant on est bien outillé pour continuer le travail, il faut dire que dans le domaine de la pédagogie, on est au cœur de l’éducation et je pense qu’un éducateur n’est jamais suffisamment prêt et le chemin on le trace en marchant. Nous avons suffisamment d’élément pour être assez convainquant. Je pense que l’idée que ça donne c’est qu’il y ait un travail après ces séances pour une appropriation, parce que ce sont des choses d’un niveau de conception  assez élevé. Au fur et à mesure donc que la formation  descend, nous voyons qu’il va falloir simplifier les choses pour qu’on puisse quand même se faire comprendre,  sinon ça risque d’être un langage de sourd, les fiches sont assez pertinentes, mais elles demandent beaucoup plus d’appropriation. Néanmoins, on estime être prêt pour les futures hostilités. OPERA est un grand projet qui va rendre de grands services surtout au système éducatif Burkinabé et comme nous avons bossé avec nos collègues des autres pays ça aura un impact général pour l’Afrique. Je suis très optimiste par rapport à ceux à quoi on n’est parvenu ».

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