Formation des superviseurs OPERA

De l’avis de deux experts et du chef de projet au plan national du projet OPERA

A la suite de l’atelier de formation des superviseurs aux outils OPERA qui a eu lieu à Ouagadougou du 03 au 07 mai 2016 à Bravia hôtel, nous avons recueilli l’avis de deux des trois experts du projet à savoir les Professeurs Marguerite Altet et Afsata Paré/Kaboré et celui du chef de projet au plan national Professeur T. Félix Valléan.

Professeur T. Félix Valléan; Chef de projet au plan national

Quelles impressions se dégagent à la fin de cette formation ?

Félix Tindaogo VALLEAN

Félix Tindaogo VALLEAN

Ça s’est bien passé, on est très heureux, tout le  monde pense que les fiches élaborées sont de bonne factures ; quelques fois le niveau des fiches est très élevé. Entre la conception et la pratique ce n’est pas toujours facile, mais dans l’ensemble tout le monde est d’accord pour aller commencer la formation du 16 au 21. Nos compatriotes les ivoiriens, les sénégalais et les nigériens ont promis d’intégrer aussi ces outils à leur retour dans leur propre pays ; donc on pense que ça été une bonne chose de les avoir invités à ce séminaire”.

Pensez-vous que les participants ont les outils nécessaires  pour accomplir le travail qui leur sera demandé ?

Oui. là, c’est la formation des superviseurs, donc après il y a les formateurs et les enseignants. Ceux-là sont ceux qui vont superviser les formations immédiatement et après. Je pense que le niveau n’était pas très élevé, qu’ils ont posé les questions les plus essentielles, les plus embarrassantes. Là où ils voyaient des difficultés, ils l’ont relevé et ça sera reverser dans notre rapport. Mais dans l’ensemble il y a des difficultés qu’ils ont soulevé, mais cela n’a pas découragé comme on l’a vu au moment du bilan ; ils sont tous des pro, pour dire qu’on reste optimiste”.

Où se tiendront ces dites formations ?

Pour le moment il est prévu une formation sous la forme d’un test dans trois régions du Burkina. Au Nord à Ouahigouya, au Centre Ouest à Koudougou et dans les Hauts Bassins à Bobo Dioulasso. A Ouahigouya par exemple, on a pris 25 personnes, à Koudougou 25 et à Bobo on a environ 80 personnes et, ce sont ces personnes qui sont des conseillers pédagogiques, des enseignants chercheurs dans les ENEP et dans les CEB qu’on va former à partir du 16”. Dans tous les cas, il faut dire que c’était une très bonne expérience, on était très content de la participation de nos amis de la Cote d’Ivoire, du Niger et du Sénégal. Cette participation prouve que le projet est en train de se vendre bien et que bientôt on va aller vers la sous région pour exporter OPERA. Donc voilà, cela fait un plus par rapport au Burkina qui a été un pays pilote, et qui voit l’expérience en train de s’achever. Et comme heureusement, on voit que ça va bien se passer, d’autres pays vont suivre le pas”.

Professeur Marguerite Altet: experte

Au regard des objectifs de la formation, quelle appréciation faites-vous de l’intérêt dont les participants ont fait montre durant ces 5 jours?

Marguerite ALTET

Marguerite ALTET

L’objectif du séminaire était double. Il était de présenter les livrets pour que les collègues participants se les approprient et les mettent en œuvre, simuler une mise en oeuvre; le deuxième objectif était de repérer les problèmes, les difficultés de mises en œuvre en les mettant en œuvre. Il y’a eu donc, une plénière ou le premier jour on a présenté le guide méthodologique,  ensuite, j’ai mis en œuvre une fiche, la consigne pour montrer comment il s’agissait de mettre en activité les formés à travers les 3 phases : la représentation, l’analyse de la pratique et conception de la pratique. Après cette mise en œuvre les participants se sont divisés en deux groupes et ont partagé les fiches à simuler. Dans chaque groupe on a mis par binôme ou par trinôme les fiches en œuvre. Donc il y a eu un véritable engagement de tous et j’ai beaucoup apprécié ces échanges entre paire, à la fois des questions de clarification, avec des réfections de consigne quand elles n’étaient pas très claires. Tout le monde appréciait donc la pertinence de ces fiches OPERA et on faisait des remarques ; donc c’est tout à fait intéressant pour ceux qui maintenant vont réellement les mettre en œuvre avec des formateurs, d’avoir pu les essayer, avec des collègues et d’avoir entendu les réflexions des collègues sur ces fiches. Cela était une première  appropriation. Pour moi, elle est réussie, les participants sont satisfaits de cette philosophie qui diffère des fiches habituelles parce que là, on travaille vraiment au plus près des enseignants et leur besoin en faisant d’abord émergé les représentations des acteurs,  puis en leur donnant des exemples de verbatim de pratique pour qu’ils s’exercent à analyser des pratiques et ensuite en leur demandant d’améliorer leur pratique et de concevoir de nouvelles pratiques. Donc cette philosophie, mes collègues ne la connaissaient pas, ils l’ont apprécié, ils ont été très pertinents en remarque, donc pour moi c’est une semaine de formation réussie. Elle était trop courte, mais on ne pouvait pas faire autrement ; il aurait fallu une formation de deux semaines et là on aurait mis  les forces pour le faire ; les collègues n’étaient disponibles qu’un jour, donc ça veut dire qu’ils vont se les approprier. Ceux des autres pays ont apprécié le travail et je pense que c’est un bon retour sur ce que nous avons fait”.

Quelles sont les difficultés majeures auxquelles vous avez fait face?

Des problèmes de compréhension de consigne, de précision de consigne et aussi des problèmes de réflexion sur les apports théoriques. Certains participants étaient au fait de ces concepts, d’autres moins, on a donc clarifié les concepts et c’était un aspect important. En somme, la deuxième phase d’opéra à bien démarrer, après la recherche on avait diagnostiqué les besoins, les fiches ont été construites, bien construites par les concepteurs, harmonisées par les coordonnateurs pour qu’elles soient plus stabilisées et plus proches les unes des autres ; et maintenant elles sont mises en œuvre et donc voilà c’est la dernière étape et tout avance comme prévu et nous en sommes ravis”.

Professeur Afsata Paré/Kaboré: Experte

Quels sont vos sentiments au sortir de ce séminaire?

Afsata Paré/Kaboré

Afsata Paré/Kaboré

Nous sommes dans une dynamique d’expérimentation des outils qui ont été conçus alors et cela veut dire que ce que nous cherchons, c’est les voies et moyens pour améliorer les outils existants. De ce point de vue, je peux dire que je sorts de cet atelier de 5 jours, vraiment grandie et satisfaite. D’abord, nous avons vu comment la manipulation des outils se fait et la difficulté qu’il y a à les manipuler parfois, les facilités qu’il y a, et nous avons repéré avec les participants qui étaient là, les erreurs qu’on peut rattraper que ça soit des coquilles ou même dans les consignes, ce qu’on peut améliorer. C’est une première étape parce que là nous sommes vraiment à la formation des formateurs des enseignants. Nous nous attendons à ce que ceux là, quand ils vont aller sur le terrain pour former les formateurs des enseignants, il y ait encore d’autres retours d’observation, de critique, de repérage d’erreur que l’on peut continuer à prendre en compte. Mais déjà avec ceux là qui vont être formés sur le terrain, nous ferons part des erreurs déjà constatées ici pour avancer un tout petit peu. Et ça sera comme cela sur toute la chaine. Je peux donc dire que les participants ont été très assidus, ils ont beaucoup participé, ils ont joué le jeu et ils nous ont aidé à repérer des aspects par rapports auxquels les fiches peuvent être améliorés et c’était ça l’objectif”.

Avez-vous rencontré des difficultés spécifiques concernant les outils de formation ?

Pour la formation, aucune difficulté; ce que je peux dire simplement c’est qu’il y a certaines fiches ou les participants entrent facilement dans la fiche pour la simuler, la comprendre et pour d’autres fiches c’est plus difficile. Il faut noter que cela est dû au fait que dans ces fiches,  les activités qui sont proposées sont assez nouvelles pour les participants. Mais en dehors de ça, il y a eu une bonne interaction entre les Burkinabés et les étrangers qui ont reconnu que les difficultés que nous connaissons sont plus ou moins les mêmes. Donc, de ce point de vue il n’y avait pas de difficulté majeure. Nous espérons que les prochaines étapes seront aussi fructueuses que celles-ci”.

Ce contenu a été publié dans Uncategorized. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>