Élaboration des outils OPERA

Le point avec Marguerite Altet

Comme annoncé dans les articles précédents, OPERA est entrée dans la phase de construction des outils pour la formation des enseignants. L’élaboration de ces outils a nécessité différents séminaires à Koudougou et à Ouagadougou. Ces séminaires ont permis la formation des concepteurs des outils OPERA par les experts internationaux du projet. Ces experts nationaux d’OPERA, regroupés en binômes, devront ainsi élaborer les différents outils, toujours sous la supervision des coordonnateurs scientifiques et du coordonnateur  local.

Cette présente interview d’un des coordonnateurs scientifiques a été réalisée à la fin du troisième séminaire sur l’élaboration des outils, tenu du 03 au 06 septembre 2015, et qui a regroupé en plus des experts internationaux et du chef de projet au plan local, le coordonnateur du projet, Pierre Jean Loiret, un membre du Comité de suivi évaluation, Jacques Wallet. Cette interview d’un expert international d’OPERA nous permet de faire ainsi l’état des lieux de toutes les activités menées autour de l’élaboration des outils. Il s’agit de Marguerite Altet qui a bien voulu répondre à nos questions.

Merci pour le temps que vous nous accordé. Une fois encore experts, enseignants chercheurs et inspecteurs se sont retrouvés, en  quoi ont consisté ces différentes séances de travail ?

Marguerite Altet, membre du groupe des coordonnateurs scientifiques du Projet OPERA

Marguerite Altet, membre du groupe des coordonnateurs scientifiques du Projet OPERA

Au mois d’avril, nous avons présenté les thèmes de référence de construction des outils, quels outils ils allaient construire et comment, et l’idée c’est par rapport aux résultats de la recherche OPERA. Nous souhaitons l’originalité des outils, ils sont de trois types : un premier c’est le travail sur les représentations, un deuxième sur la présentation des enseignements c’est à dire sur les pratiques, sur l’enseignement apprentissage et aussi un apprentissage à analyser les pratiques enseignantes telles qu’elles sont dans les classes et toujours par rapport aux résultats de la recherche OPERA ; le troisième outil  c’est de concevoir d’autres  nouvelles pratiques.

La recherche OPERA a dégagé trois thématiques : une thématique sur la gestion et l’organisation de la classe, une thématique sur la gestion et l’organisation de l’enseignement-apprentissage  et une thématique sur la gestion et l’organisation des savoirs. Donc, les concepteurs que nous avons retenus,  enseignants chercheurs ou inspecteurs ou formateurs des ENEP, avaient chacun un outil à construire dans cette thématique formation initiale – formation continue et des outils de trois types sur la thématique qu’ils avaient choisie.

En  juillet,  je suis venue travailler  avec eux sur leur compréhension des thèmes de référence et nous avons gardé les fiches illustratives possibles pour les aider à concevoir ces outils. Après nous leurs avons donné beaucoup de références bibliographiques et après ils ont travaillé en binômes et ils ont construit leurs outils. Et en Août, mon collègue (Nacuzon) est revenu travailler avec eux pour les accompagner. Et là on fait le bilan de ce qu’ils ont fait.

A l’étape ou nous sommes, quelles sont vos appréciations par rapport aux résultats ?

Ah! Il y a de très bonnes choses, il y a des choses à comprendre, ce qui est tout fait normal. Ces outils sont nouveaux pour eux, les collègues ont beaucoup travaillé, ils ont fait de belles production, il y en a qui sont à revoir, à raccourcir, à compléter ;  donc, on leur a donné des pistes pour qu’ils le fassent. Ils doivent finaliser les outils pour octobre et ces outils seront expérimenter dans les classes ou les ENEP  et ensuite ils seront diffusés. Nous allons faire ce qu’on appelle  un opus, un ensemble de manuel d’outils, on va les rassembler tous et ils seront mis à la disposition des enseignants pour  la formation initiale et la formation continue.

Quel est votre sentiment quant à la mise œuvre effective des résultats finaux pour la formation des enseignants ?

Ah bèh ! Ça c’est le Ministère qui devra entrer en jeu et utiliser les outils qu’on leur a produit et dire on les met en œuvre dans les formations initiales et continues.

Votre appréciation générale et mot de la fin

Les collègues burkinabés sont des travailleurs et ils ont fait le travail demandé et on verra l’utilisation qui en sera fait. Mais on espère que ces outils produits à partir de recherches sur des pratiques effectives dans des classes seront des outils utiles pour tout le monde.

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