OPERA : Les livrets de formation sont disponibles en ligne

En s’appuyant sur les résultats de la recherche menée entre 2013 et 2015, l’équipe du programme Observations des pratiques enseignantes dans leur rapport avec les apprentissage des élèves (OPERA), l’Université de Koudougou et le Ministère de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) du Burkina Faso ont élaboré des outils de formation destinés aux enseignants et à leur corps d’encadrement pédagogique.

Ces livrets de formation sont accessibles en licence creative commons sur le site du programme : http://opera.ifadem.org/livrets-formation

Ces outils sont regroupés dans trois livrets thématiques et un livret méthodologique : – Livret I : Organisation et gestion de la classe (6 fiches de formation) – Livret II : Organisation et gestion de l’enseignement-apprentissage (6 fiches de formation) – Livret III : Organisation et gestion des savoirs (8 fiches de formation) – Livret guide théorique et méthodologique

OPERA est un programme de recherche en éducation d’une durée de 3 ans, mené au Burkina Faso, qui a pour finalité l’amélioration de la formation initiale et continue des enseignants du primaire. Il comprend une phase d’observation des pratiques de classe et de recherche, puis une phase de production d’outils de formation destinés aux enseignants et à leurs corps d’encadrement pédagogique. Les résultats de la recherche comme les outils de formation bénéficient aux pays africains engagés dans l’Initiative francophone pour la formation à distance des maitres (IFADEM).

OPERA a été mené en partenariat avec la Direction des Études et de la Planification (DEP) et la Direction Générale de la Recherche, des Innovations Éducatives et de la Formation (DGRIEF) du Ministère burkinabè de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA).

Coordonné par l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), ce programme de recherche est financé par l’Agence Française de Développement (AFD) dans le cadre de son appui à l’Initiative francophone pour la formation à distance des maitres (IFADEM) et par le Partenariat mondial pour l’éducation (PME).

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Séminaire de formation des formateurs OPERA

Réactions d’un inspecteur et d’une conseillère pédagogique

A la suite de l’interview d’un des participants – futurs formateurs – de  la formation tenue du 16 au 21 mai 2016, nous avons interrogé deux autres futurs formateurs de l’enseignement du premier degré dont un inspecteur et une conseillère pédagogique, afin de mieux appréhender, en fonction des profils des participants, l’impression générale qui se dégage de la formation. Ils sont ainsi tous deux livrés leurs impressions sur la dite formation, sa mise en œuvre sur le terrain, les éventuelles difficultés qu’ils pourraient rencontrer et les solutions possibles.

TRAORE Adama Emmanuel, Inspecteur de l’Enseignement du Premier Degré, Chef de la Circonscription d’Éducation de Base de Koudougou I.

Traoré Adama

Traoré Adama

« La formation était de bonne qualité avec des modules pertinents au contenu bien riche pour une formation continue. Naturellement, elle est en adéquation avec la formation des enseignants et sa mise en œuvre est bien possible sur le terrain, à condition que les enseignants soient bien formés en accordant assez de temps pour la formation.

Les difficultés pourraient être entre autres liées à la durée de la formation et à la programmation tardive de l’activité.

Il serait bon que la formation des enseignants se fasse en deux étapes d’une durée d’une semaine chacune. Il serait également bien indiqué que les formateurs soient informés au moins deux semaines à l’avance de la date de la formation.

Nous disons merci encore aux responsables d’OPERA pour la formation reçue. »

Ouédraogo/Kaboré Wenemi Prisca Joceline, Conseillère Pédagogique à la Direction Provinciale de l’Education de Base  et de l’Alphabétisation du Boulkiemdé.

Ouedraogo/Kaboré Joceline

Ouedraogo/Kaboré Joceline

« La formation reçue a été très bonne et bénéfique pour nous. Nous trouvons qu’elle est adéquate pour la formation des enseignants et que sa mise en œuvre est possible sur le terrain. Pour notre part, avec notre première expérience vécue à l’Ecole Nationale des Enseignants du Priamire (ENEP) Eduquer – Enseigner (confère article « OPERA teste ses outils avant leur utilisation sur le terrain ») où nous nous sommes exercée avec les élèves maîtres, nous l’avons trouvé très intéressante et pensons pouvoir former les enseignants à notre tour surtout après la formation reçue au Centre Unitas.

Comme difficulté, on peut juste signaler la longueur des fiches qui pourrait jouer sur le temps imparti. Comme solution nous proposons que les fiches soient moins longues et adaptées pour chaque type d’enseignants à former: maîtres stagiaires ou enseignants sur le terrain.

Nous sommes vraiment heureuse  de prendre part à la mise en œuvre d’un tel projet qu’est OPERA et comptons avec notre contribution voir son aboutissement parce que nous le trouvons très bénéfique pour rendre encore plus efficace l’enseignement/apprentissage dans nos classes ; ce qui relèvera du même coup le niveau des élèves et la qualité de la pratique des enseignants. »

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Séminaire de formation des formateurs OPERA

Un formateur donne son avis

La formation des formateurs qui s’est  tenue du 16 au 21 mai 2016 a compté, tant parmi les formés que parmi les formateurs, plusieurs enseignants chercheurs de l’université de Koudougou, plusieurs inspecteurs et conseillers pédagogiques de l’enseignement primaire et secondaire. Nous avons rencontré à la fin de la formation BAYAMA Paul-Marie. Enseignant depuis plus de vingt ans, il est à la fois Inspecteur de l’enseignement Secondaire et Enseignant chercheur, Maitre-Assistant à l’Université de Koudougou.

BAYAMA Paul Marie

BAYAMA Paul Marie

Dr. Bayama, que  pensez-vous de la formation reçue ?

Le projet OPERA se place dans une perspective d’amélioration de la qualité de l’éducation. La formation est consécutive à une recherche de terrain, avec des données contextualisées ; donc la démarche OPERA met enseignants chercheurs et acteurs de terrain dans une perspective commune où tous peuvent s’enrichir. Les différents axes de la formation portent sur les activités fondamentales de l’enseignant dans une classe. Cela permet de se regarder soi-même comme enseignant. C’est une formation qui m’a été profitable.

Pensez-vous que cette formation est adéquate pour la formation des enseignants?

Ce que j’ai constaté c’est la disproportion entre le contenu de la formation et le temps imparti. Mais dans son principe, cette formation est judicieuse. Le contenu a été élaboré à partir d’une observation de la pratique de la classe. Si les contenus à dispenser sont ajustés au temps de formation, je considère personnellement que les formateurs pourront former les enseignants. Il faut considérer le contenu de cette formation comme des fiches pédagogiques qu’il faudra adapter à la réalité des enseignants surtout sur le plan conceptuel. De ce point de vue, le travail de groupe est surexploité comme procédé dans cette formation.

Pensez-vous que la mise en œuvre de cette formation est possible sur le terrain ?

Personnellement je ne vois pas de difficultés liées au contenu même de la formation qui la rendrait irréalisable. Maintenant, les problèmes d’organisation, c’est possible mais c’est autre chose.

Selon vous, quelles éventuelles difficultés pourraient rencontrer les formateurs, de façon générale, dans la mise en œuvre de cette formation ?

Les enseignants pourraient avoir certaines difficultés par rapport à la complexité de certains concepts et aussi des présupposés en matière d’approche méthodologique. Je ne peux préjuger de leurs réactions mais vu que c’est une formation d’adultes, des solutions émergeront forcément si les difficultés surgissaient.

Mot de fin

J’encourage particulièrement cette démarche OPERA, j’attends impatiemment en tant que chercheur et praticien, enseignant de didactique de voir ce que cette formation va produire sur le terrain. Je pense que c’est un début qui peut donner lieu à d’autres recherches pour plus de performance dans l’enseignement apprentissage. C’est une initiative qui va consolider la qualité des recherches en sciences de l’éducation, améliorer la formation des  enseignants de l’Université de Koudougou tout en produisant des résultats sur le terrain.

Bon vent à OPERA.

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Formation des formateurs OPERA

L’un des superviseurs se prononce

Suite à la formation des formateurs tenue du 16 au 21 mai 2016 au Centre Unitas à Koudougou, nous avons recueilli l’avis de VIMBOUE Denis, formateur de la présente formation. Il est Inspecteur de l’enseignement Secondaire et Enseignant à Temps Plein à l’Université de Koudougou.

Merci pour le temps accordé. Que pensez-vous de la formation dispensée tout au long de cette semaine ? Et comment appréciez-vous la réaction des formés ?

Vimboué Denis

Vimboué Denis, superviseur

Au regard de l’assiduité et  de l’investissement des formés, nous pouvons dire que la formation a répondu aux besoins des formés. Nous estimons que cette réaction a été largement positive en ce sens qu’ils n’ont pas manqué de poser de nombreuses questions et d’exprimer bien des préoccupations.

 Ont-ils rencontré des difficultés à appréhender cette formation ?

Des difficultés à proprement parler non.  Mais on peut noter qu’au départ la démarche  d’analyse (représentations et pratiques, conception) n’a pas été bien appréhendée.

Pensez-vous que cette formation est adéquate pour la formation des enseignants et que les formés seront à même de mettre en œuvre cette formation sur le terrain ?

Absolument. La démarche fait énormément appelle à l’apprenant ce qui est de nature à le valoriser et à le motiver. Au regard de la réaction des formés vers la fin de la formation, nous avons pu apprécier positivement leur niveau d’appropriation des contenus de la formation.

Pensez-vous qu’ils pourraient être confrontés à des difficultés sur le terrain ?

Nous pensons que si des difficultés se présentent à eux, ils pourront les gérer in situ. A défaut de pouvoir gérer ces difficultés, nous pensons qu’ils pourraient solliciter le concours des formateurs de formateurs que nous sommes.

Mot de fin ?

Pour nous qui sommes à la formation initiale des enseignants, cette formation nous rappelle qu’une formation qui se veut profitable à l’apprenant ou pour qu’une formation soit profitable à l’apprenant qui est ici un acteur de terrain, il est opportun qu’elle prenne en compte ses représentations, sa capacité d’analyse et son engagement à opérer les changements que le formé lui-même estime nécessaire. Cette formation est donc une aubaine pour acteur de l’éducation.

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Formation des formateurs OPERA

Selon PARE/KABORE Afsata, les coordonnateurs scientifiques et le coordonnateur national sont édifiés au vu des formations qui se sont déroulées.

PARE/KABORE Afsata, coordonnatrice scientifique - OPERA

PARE/KABORE Afsata, coordonnatrice scientifique – OPERA

A la fin du séminaire de formation des formateurs tenu au Centre Unitas de Koudougou du 16 au 21 mai 2016, nous avons rencontré PARE/KABORE Afsata, membre du groupe des coordonnateurs scientifiques du projet OPERA. Elle a bien voulu livrer son analyse de ces différentes phases de formation.

Merci pour le temps que vous nous accordez. Pouvez-vous nous dire combien de zones vous avez couvert et comment s’est déroulée la supervision dans les différentes zones ?

Tout s’est bien passé. Nous avons fait d’abord Bobo. Et comme à Bobo, l’effectif était plus important – il y avait 80 formés répartis en quatre groupes – nous y avons donc passé plus de temps, en passant dans les différents groupes, en essayant de voir différentes fiches et différentes phases : la phase d’analyse des représentations, la phase d’analyse des pratiques et la phase de conception de nouvelles pratiques Après Bobo, nous sommes allés à Ouahigouya où ils étaient 25 donc formant un seul groupe On y a juste passé un jour. La dernière étape c’était Koudougou où nous avons passé deux jours parce qu’il y avait 40 personnes répartis en deux groupes. De Bobo à Koudougou en passant par Ouahigouya, nous étions ravis au vu du grand nombre des formés et aussi parce que les différents déplacements se sont bien passés, sans incident.

Que pensez-vous des différentes formations dispensées ?

Nous sommes édifiés. La formation des superviseurs a porté fruit parce que l’appropriation des fiches semble avoir  été bonne. Nous avons vu des superviseurs qui sont généralement à l’aise avec les fiches, qui les ont discutés avec les formés dans la logique de ce que nous avons appelé l’isomorphisme. C’est-à-dire que si on veut mettre l’enfant au centre de la formation, il faut que quand on forme l’enseignant lui-même, qu’il soit au centre et qu’il soit actif. Il faut que le formateur ou l’encadreur qui est formé soit au centre de sa formation ; c’est cela l’isomorphisme de la démarche de formation. Nous l’avons observé un peu partout, que ce soit à Koudougou, à Ouahigouya ou à Bobo. Nous avons la satisfaction de constater que la formation des superviseurs à Ouagadougou a porté fruit parce qu’on sent des superviseurs qui semblent s’être vraiment appropriés les fiches.

Au vu de ce que vous avez dit, on peut dire que les formateurs ont su bien faire passer leur message. Mais qu’en est-il des formés ? Au vu de leurs interventions, les pensez-vous aptes à former les enseignants ?

Oui, c’est d’ailleurs ce qu’il y a de plus rassurant. On constate que les superviseurs ont été bien formés, et qu’ils ont su s’y prendre avec les formateurs qui ont tout de suite été pris dans la dynamique, c’est-à-dire qui discutent beaucoup, qui échangent sur leurs représentations, sur leurs visions, qui font des propositions par rapport aux fiches parce que nous sommes quand même dans un processus d’expérimentation donc nous sommes preneurs de tout ce qu’il y a comme propositions ou suggestions pour améliorer les fiches. Nous les avons vu traverser les différentes phases de manière correcte, c’est-à-dire la phase de représentation où ils ont beaucoup échangé sans clore le débat, où ils ont exploité les apports théoriques qui sont dans les fiches, ce qui leur a permis d’évoluer du point de vue de leurs représentations et d’en arriver à la phase d’analyse des pratiques pour faire là aussi de bons échanges en fonction de leurs expériences et en fonction du contexte. C’est là où je peux aussi dire que l’appropriation des fiches par les superviseurs a été bien faite parce que lors de la formation nous n’avons pas beaucoup travaillé sur la 3ème phase – la conception de nouvelles pratiques – qui est une phase plus propre aux enseignants. On n’a pas vraiment simulé cette phase avec les superviseurs lors de leur formation, on s’est souvent juste contenté de l’expliquer. Malgré cela,  on s’est rendu compte qu’ici à Koudougou les superviseurs l’ont fait faire aux formateurs. Cela nous rassure sur le fait que quand ces formateurs seront sur le terrain avec les enseignants, cette phase sera bien traitée. C’est la finalité de tout le processus qui a été conçu. Faire en sorte qu’en bout de ligne, les pratiques s’améliorent à travers les conceptions de nouvelles pratiques selon une nouvelle vision.

Selon vous, pourraient-ils y avoir d’éventuelles difficultés dans la transmission de cette nouvelle vision des choses sur le terrain ? Et que proposez-vous pour y remédier ?

Les difficultés que nous avons perçues depuis la formation des superviseurs demeurent les mêmes, c’est à dire la question de temps parce que toutes nos formations sont organisées en une semaine pour 20 fiches dont il faut s’approprier. Évidemment toutes les 20 fiches sont toujours touchées mais par des groupes différents, donc on ne peut pas dire que chaque superviseur ou chaque formateur ait été formé à chacune des fiches mais les fiches ayant été conçues selon la même logique, c’est l’appel que nous lançons systématiquement : qu’ils se recentrent sur les fiches déjà maitrisées et qu’ils appliquent la démarche d’appropriation aux autres fiches qui n’ont pas été touchées lors de leur formation et tout se passera bien. Donc la difficulté que nous ressentons c’est un peu la difficulté liée au temps. Surtout si les formateurs supposent qu’il faut qu’ils abordent toutes les fiches ou beaucoup de fiches avec les groupes formés. Je crois que de ce point de vue, au niveau de l’organisation de la formation des enseignants, il faut que l’on soit regardant à faire des propositions qui n’entravent pas la qualité et la profondeur de la formation quitte à limiter le nombre de fiches.

La deuxième difficulté pourrait être les verbatim, c’est-à-dire l’analyse des pratiques en termes de verbatim, par rapport auxquels on n’arrive pas toujours à se retrouver parce que les formés ne voient pas toujours le fil de ce qu’ils attendent d’une leçon alors que les verbatim ont été souvent retravaillés pour répondre aux thématiques de la question traitée. Donc cela aussi, il faut souvent expliqué. On a essayé de le leur expliquer. Je pense qu’ils ont compris et qu’ils pourront l’expliquer aux enseignants sur le terrain.

Votre mot de fin ?

Plus on avance, plus ma conviction par rapport à l’importance et à l’apport d’OPERA se raffermit. Déjà, dès le début avec la phase de recherche, j’étais convaincue de ce que cela pourrait apporter. Avec la conception des outils, cette conviction ne faisait que se renforcer et avec ces formations, je suis davantage convaincue de ce que OPERA peut apporter sur le terrain et suis aussi convaincue que les acteurs de terrain qui ont été associés depuis le début – ça c’était une bonne stratégie – sont un atout. Ils se sentent engagés et concernés. Je souhaite que les formations se poursuivent dans les meilleures dispositions possibles, qu’on puisse améliorer les fiches et que le ministère puisse l’utiliser pour améliorer la qualité de l’éducation et les apprentissages des élèves.

 

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Formation des superviseurs OPERA

Quelques participants se prononcent

A la fin de la formation des superviseurs aux outils OPERA qui a eu lieu à Ouagadougou du 02 au 07 mai 2016, quelques participant/formés ont donné leur appréciation du projet en général et de la formation en particulier.

Nurdine Doukouré Naminata

Nurdine Doukouré Naminata

Nurdine Doukouré Naminata : Chef de service de la Direction de la Pédagogie et de la Formation Continue (DPFC), (Cote d’Ivoire)

« Ce séminaire a été très enrichissant parce que ça a été surtout des débats entre pairs, des débats qui nous ont permis de comprendre que nous avons les mêmes réalités, les mêmes défis éducatifs à relever. Comprendre aussi, qu’on peut mutuellement relever les défis parce que ce qui est valable pour un pays l’est aussi pour les autres. C’est très enrichissant dans la mesure où l’expérience ayant été faite ou étant en train d’être fait par le Burkina Faso, pourra permettre à tous les autres pays de l’Afrique de l’Ouest notamment le Sénégal, le Niger, la Côte d’Ivoire de se servir des outils OPERA également pour relever les mêmes défis éducatifs qui sont les mêmes dans nos pays. On se retrouve exactement dans les thématiques  des livrets comme si c’était issu d’une étude de nos systèmes éducatifs. Concernant le travail que nous aurons à faire sur le terrain, il faut qu’on précise les choses, nous ne sommes pas venus pour nous mettre tout de suite dans la peau de formateur, nous avons été conviés à ce séminaire pour venir voir de quoi il est question, pour pouvoir le contextualiser chez nous. Je pense que cet objectif, a été atteint. Naturellement, on a rencontré quelques difficultés, quelques appréhensions parce que les livrets sont , je dirai immensément riches, mais en même temps aussi, la mise en œuvre demande beaucoup de temps, de compréhension, d’adaptation, d’élaboration de contenu si bien qu’il est important de s’assoir et de voir comment ces 20 fiches peuvent être transférées à d’autres formateurs parce qu’il est évident que même si on fait un séminaire de 5-7 jours, ça ne sera pas suffisant. Il est donc important de faire peut-être des priorités de thématique pour pouvoir justement permettre une restitution efficace des contenus des livrets.

Pour finir, je dirai infiniment merci aux collègues Burkinabès, à l’équipe organisationnelle pour l’accueil, pour la convivialité et surtout pour la courtoisie ».

Bakingue Zara : Directrice de la Formation Initiale et Continue au Ministère de l’Enseignement Primaire de l’Alphabétisation de la Promotion de Langue Nationale et de l’Education Civique (DFIC / MEP/S/PLN/EC), (Niger)

Bakingue Zara

Bakingue Zara

« Avant de venir nous avons eu le chronogramme de ce sur quoi, nous allons nous entretenir au cours donc de cette semaine écoulée et les thématiques qui nous ont été envoyées déjà nous réconfortent, ce qui à motiver notre participation. Personnellement  moi, avec tout ce que j’ai comme préoccupation, j’ai jugé utile de venir partager, parce que les thématiques des activités métacognitives telles que la pédagogie différenciée  en passant par la transposition didactique et autres activités  d’apprentissage sont des situations pratiques que nous vivons. Nous avons espéré et nous avons eu des résultats de nos préoccupations en échangeant avec les collègues burkinabés, ivoiriens et sénégalais en plus des experts qui accompagnent donc ce séminaire. J’ose dire que nous avons trouvé des solutions par rapport à beaucoup de nos préoccupations et l’échange vraiment nous a plût par rapport à ces thématiques qui nous tiennent à cœur et qui constituent nos préoccupations majeures pour nos enseignants. Vraiment ! OPERA a identifié ce qui constitue nos préoccupations aussi au niveau du Niger.

OPERA a observé des pratiques et c’est ce qui a motivé à retenir telle ou telle activité au niveau du Burkina. Cela peut varier ailleurs, mais en même temps la thématique tient. On peut observer dans d’autres classes, des pratiques au Niger par exemple, qui peuvent changer la vision, mais le concept en tant que tel tient par rapport à ce que nous avons vu. C’est dans ce sens que nous pensons accueillir OPERA au Niger pour qu’il puisse nous accompagner à travers cette démarche que nous avons jugé sanitaire. Mais, il faut souligner que nous avons rencontré des difficultés dans la mise en œuvre des fiches. Avec les simulations faites, nous avons fait des recommandations pour dire à nos collègues burkinabè qu’il y a du travail à faire et je pense que c’est ce qu’ils sont en train de faire maintenant. Les fiches telle quelles sont conçues ne sont pas digestes pour la formation. Il y a lieu de les adapter, de les retravailler pour en faire des formats de formation. Certes, certains nous disent que ce n’est pas bien de faire de l’informatique de formation, mais je pense qu’en tant que formatrice, le travail en amont c’est d’abord de concevoir des fiches adaptées aux publics. Ce travail reste à faire ici car de fois on tiraille sur des consignes, on constate qu’elles ne sont pas explicites et vous êtes d’avis avec moi que quand vous donnez la consigne qui n’est pas claire, qui n’est pas précise, les interprétations vont suivre et là vous serez buter à des obstacles surtout qu’on a à faire à l’andragogie. Je pense qu’ils ont pris acte parce que j’ai vue qu’ils sont en train de revoir leur façon de faire.

Je rentre donc ravi dans mon pays, parce qu’ils ont bien réfléchi de faire venir d’autres nationalités et l’échange entre acteur nous a permis aussi de mieux nous situer par rapport à certaines préoccupations qui ne sont pas évoquées dans les fiches et je pense que les experts ont pris notes des interventions ».

Sané Seydou

Sané Seydou

Sané Seydou : Inspecteur de l’Education et de la Formation à l’Inspection Académique (Sénégal)

« Je voudrais remercier tout ce qui ont contribué à la tenue de cette activité, qui à mon avis est d’une importance capitale du fait que c’est une observation des pratiques enseignantes dans leurs rapports avec les apprentissages  des élèves. J’ai été très fasciné de constater ce qui ce fait et de m’approprier d’avantage ces outils. C’est vrai que c’est une œuvre humaine, tout n’est pas parfait, nous avons su noter par moment quelques incompréhensions, quelques imperfections et ça c’est normal. Mais l’essentiel c’est que, nous avons retenu beaucoup de choses. Alors, moi j’ai été très fier de retenir qu’il y a des outils qui sont là et qui peuvent être transférables, qui peuvent s’accommoder à nos réalités dans nos pays différents. C’est pourquoi je voudrais me réjouir 

de cette participation, me réjouir parce que je vais retourner avec une banque de donner et que cette banque de donner me permettra avec les membres de l’équipe du Sénégal, une fois au Sénégal, de retravailler encore davantage et de faire approprier ces outils aux formateurs que nous allons superviser pour que le système d’enseignement de manière  générale  soit beaucoup plus performante, pour que nous puissions atteindre la qualité.

J’avoue qu’on est bien outillé et cela ne signifie pas que maintenant on va croiser les bras. Nous allons continuer, c’est la recherche, on a les bases qui nous permettent de poursuivre l’œuvre et c’est pourquoi je dis que les outils que nous avons, sont vraiment portables et que nous pourrions une fois sur place les retravailler au besoin. La simulation qu’ils

ont faite ici a été importante, elle nous permet non seulement de comprendre les outils, mais dans la pratique de voir les limites de certains verbatim ou les limites même  de la faisabilité et du déroulement de ces outils. Mais que cela ne tienne, il faut se réjouir davantage, c’est dire que tout ce que nous avons eu ici est un prétest en réalité  qui nous permet de voir comment nous considérons nos erreurs, comment nous les traversons et comment changer de comportement. Les fondements des outils, c’est qu’à un certain moment, on a subitement dit aux enseignants que telle méthode ou telle autre n’était pas bonne, voilà la méthode qui sied. Or, les enseignants ne se le sont pas appropriés, parce qu’on est pas parti de ce qu’ils savent vers la pratique qu’ils font pour apporter une nouvelle manière de faire. Dans les outils OPERA, on va d’abord de la compréhension de l’enseignant, à de manière pédagogique, la phase théorique, les connaissances théoriques qu’il a. On le met en situation de compréhension d’absorption des concepts, et après on le met en pratique, il se retrouve dans sa pratique, il tire lui-même le bilan de ses séances pédagogiques et c’est en ce moment qu’on lui proposera à la phase 3 une nouvelle manière de faire. Au lieu de dire à l’enseignant voilà la nouvelle manière de faire on part de ce qu’il connait vers l’inconnu. Je pense que si on implante ça dans nos pays, l’acceptation sera faci

le et les enseignants iront de mieux en mieux  dans la gestion des enseignements apprentissages. Nous souhaitons donc que ces outils soient vulgarisés au niveau de l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique Francophone pour qu’ensemble nous maintenions ces rapports entre enseignement et apprentissage. Voilà des outils qui sont à mon avis très utilisables et qui permettrons demain  d’aspirer à une éducation véritablement de qualité ».

Yaméogo Victor : Inspecteur de l’Enseignement du Premier Degré à l’Ecole Normale Supérieur de l’Université de Koudougou (IEPD – ENS – UK)

Yaméogo Victor

Yaméogo Victor

« Avec cette formation, on a été vraiment au cœur des préoccupations pédagogiques  et il y a eu tout un vaste travail de recherche terrain, un travail théorique de conception par OPERA. Nous voyons que nous nous approchons de l’aspect final et visible c’est-à-dire à partir de tout cela concevoir des outils pour voir à quoi ça peut servir. Nous avons été réconfortés de parcourir au moins une vingtaine de fiches qui rendent compte de diverses dimensions qui renvoient à la réalité des classes quel que soit le niveau. A partir de cela, on pourra, en amenant les praticiens à s’imprégner de ces choses, voir comment on peut mieux faire et aller dans le sens de l’amélioration. A savoir si maintenant on est bien outillé pour continuer le travail, il faut dire que dans le domaine de la pédagogie, on est au cœur de l’éducation et je pense qu’un éducateur n’est jamais suffisamment prêt et le chemin on le trace en marchant. Nous avons suffisamment d’élément pour être assez convainquant. Je pense que l’idée que ça donne c’est qu’il y ait un travail après ces séances pour une appropriation, parce que ce sont des choses d’un niveau de conception  assez élevé. Au fur et à mesure donc que la formation  descend, nous voyons qu’il va falloir simplifier les choses pour qu’on puisse quand même se faire comprendre,  sinon ça risque d’être un langage de sourd, les fiches sont assez pertinentes, mais elles demandent beaucoup plus d’appropriation. Néanmoins, on estime être prêt pour les futures hostilités. OPERA est un grand projet qui va rendre de grands services surtout au système éducatif Burkinabé et comme nous avons bossé avec nos collègues des autres pays ça aura un impact général pour l’Afrique. Je suis très optimiste par rapport à ceux à quoi on n’est parvenu ».

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Formation des superviseurs OPERA

De l’avis de deux experts et du chef de projet au plan national du projet OPERA

A la suite de l’atelier de formation des superviseurs aux outils OPERA qui a eu lieu à Ouagadougou du 03 au 07 mai 2016 à Bravia hôtel, nous avons recueilli l’avis de deux des trois experts du projet à savoir les Professeurs Marguerite Altet et Afsata Paré/Kaboré et celui du chef de projet au plan national Professeur T. Félix Valléan.

Professeur T. Félix Valléan; Chef de projet au plan national

Quelles impressions se dégagent à la fin de cette formation ?

Félix Tindaogo VALLEAN

Félix Tindaogo VALLEAN

Ça s’est bien passé, on est très heureux, tout le  monde pense que les fiches élaborées sont de bonne factures ; quelques fois le niveau des fiches est très élevé. Entre la conception et la pratique ce n’est pas toujours facile, mais dans l’ensemble tout le monde est d’accord pour aller commencer la formation du 16 au 21. Nos compatriotes les ivoiriens, les sénégalais et les nigériens ont promis d’intégrer aussi ces outils à leur retour dans leur propre pays ; donc on pense que ça été une bonne chose de les avoir invités à ce séminaire”.

Pensez-vous que les participants ont les outils nécessaires  pour accomplir le travail qui leur sera demandé ?

Oui. là, c’est la formation des superviseurs, donc après il y a les formateurs et les enseignants. Ceux-là sont ceux qui vont superviser les formations immédiatement et après. Je pense que le niveau n’était pas très élevé, qu’ils ont posé les questions les plus essentielles, les plus embarrassantes. Là où ils voyaient des difficultés, ils l’ont relevé et ça sera reverser dans notre rapport. Mais dans l’ensemble il y a des difficultés qu’ils ont soulevé, mais cela n’a pas découragé comme on l’a vu au moment du bilan ; ils sont tous des pro, pour dire qu’on reste optimiste”.

Où se tiendront ces dites formations ?

Pour le moment il est prévu une formation sous la forme d’un test dans trois régions du Burkina. Au Nord à Ouahigouya, au Centre Ouest à Koudougou et dans les Hauts Bassins à Bobo Dioulasso. A Ouahigouya par exemple, on a pris 25 personnes, à Koudougou 25 et à Bobo on a environ 80 personnes et, ce sont ces personnes qui sont des conseillers pédagogiques, des enseignants chercheurs dans les ENEP et dans les CEB qu’on va former à partir du 16”. Dans tous les cas, il faut dire que c’était une très bonne expérience, on était très content de la participation de nos amis de la Cote d’Ivoire, du Niger et du Sénégal. Cette participation prouve que le projet est en train de se vendre bien et que bientôt on va aller vers la sous région pour exporter OPERA. Donc voilà, cela fait un plus par rapport au Burkina qui a été un pays pilote, et qui voit l’expérience en train de s’achever. Et comme heureusement, on voit que ça va bien se passer, d’autres pays vont suivre le pas”.

Professeur Marguerite Altet: experte

Au regard des objectifs de la formation, quelle appréciation faites-vous de l’intérêt dont les participants ont fait montre durant ces 5 jours?

Marguerite ALTET

Marguerite ALTET

L’objectif du séminaire était double. Il était de présenter les livrets pour que les collègues participants se les approprient et les mettent en œuvre, simuler une mise en oeuvre; le deuxième objectif était de repérer les problèmes, les difficultés de mises en œuvre en les mettant en œuvre. Il y’a eu donc, une plénière ou le premier jour on a présenté le guide méthodologique,  ensuite, j’ai mis en œuvre une fiche, la consigne pour montrer comment il s’agissait de mettre en activité les formés à travers les 3 phases : la représentation, l’analyse de la pratique et conception de la pratique. Après cette mise en œuvre les participants se sont divisés en deux groupes et ont partagé les fiches à simuler. Dans chaque groupe on a mis par binôme ou par trinôme les fiches en œuvre. Donc il y a eu un véritable engagement de tous et j’ai beaucoup apprécié ces échanges entre paire, à la fois des questions de clarification, avec des réfections de consigne quand elles n’étaient pas très claires. Tout le monde appréciait donc la pertinence de ces fiches OPERA et on faisait des remarques ; donc c’est tout à fait intéressant pour ceux qui maintenant vont réellement les mettre en œuvre avec des formateurs, d’avoir pu les essayer, avec des collègues et d’avoir entendu les réflexions des collègues sur ces fiches. Cela était une première  appropriation. Pour moi, elle est réussie, les participants sont satisfaits de cette philosophie qui diffère des fiches habituelles parce que là, on travaille vraiment au plus près des enseignants et leur besoin en faisant d’abord émergé les représentations des acteurs,  puis en leur donnant des exemples de verbatim de pratique pour qu’ils s’exercent à analyser des pratiques et ensuite en leur demandant d’améliorer leur pratique et de concevoir de nouvelles pratiques. Donc cette philosophie, mes collègues ne la connaissaient pas, ils l’ont apprécié, ils ont été très pertinents en remarque, donc pour moi c’est une semaine de formation réussie. Elle était trop courte, mais on ne pouvait pas faire autrement ; il aurait fallu une formation de deux semaines et là on aurait mis  les forces pour le faire ; les collègues n’étaient disponibles qu’un jour, donc ça veut dire qu’ils vont se les approprier. Ceux des autres pays ont apprécié le travail et je pense que c’est un bon retour sur ce que nous avons fait”.

Quelles sont les difficultés majeures auxquelles vous avez fait face?

Des problèmes de compréhension de consigne, de précision de consigne et aussi des problèmes de réflexion sur les apports théoriques. Certains participants étaient au fait de ces concepts, d’autres moins, on a donc clarifié les concepts et c’était un aspect important. En somme, la deuxième phase d’opéra à bien démarrer, après la recherche on avait diagnostiqué les besoins, les fiches ont été construites, bien construites par les concepteurs, harmonisées par les coordonnateurs pour qu’elles soient plus stabilisées et plus proches les unes des autres ; et maintenant elles sont mises en œuvre et donc voilà c’est la dernière étape et tout avance comme prévu et nous en sommes ravis”.

Professeur Afsata Paré/Kaboré: Experte

Quels sont vos sentiments au sortir de ce séminaire?

Afsata Paré/Kaboré

Afsata Paré/Kaboré

Nous sommes dans une dynamique d’expérimentation des outils qui ont été conçus alors et cela veut dire que ce que nous cherchons, c’est les voies et moyens pour améliorer les outils existants. De ce point de vue, je peux dire que je sorts de cet atelier de 5 jours, vraiment grandie et satisfaite. D’abord, nous avons vu comment la manipulation des outils se fait et la difficulté qu’il y a à les manipuler parfois, les facilités qu’il y a, et nous avons repéré avec les participants qui étaient là, les erreurs qu’on peut rattraper que ça soit des coquilles ou même dans les consignes, ce qu’on peut améliorer. C’est une première étape parce que là nous sommes vraiment à la formation des formateurs des enseignants. Nous nous attendons à ce que ceux là, quand ils vont aller sur le terrain pour former les formateurs des enseignants, il y ait encore d’autres retours d’observation, de critique, de repérage d’erreur que l’on peut continuer à prendre en compte. Mais déjà avec ceux là qui vont être formés sur le terrain, nous ferons part des erreurs déjà constatées ici pour avancer un tout petit peu. Et ça sera comme cela sur toute la chaine. Je peux donc dire que les participants ont été très assidus, ils ont beaucoup participé, ils ont joué le jeu et ils nous ont aidé à repérer des aspects par rapports auxquels les fiches peuvent être améliorés et c’était ça l’objectif”.

Avez-vous rencontré des difficultés spécifiques concernant les outils de formation ?

Pour la formation, aucune difficulté; ce que je peux dire simplement c’est qu’il y a certaines fiches ou les participants entrent facilement dans la fiche pour la simuler, la comprendre et pour d’autres fiches c’est plus difficile. Il faut noter que cela est dû au fait que dans ces fiches,  les activités qui sont proposées sont assez nouvelles pour les participants. Mais en dehors de ça, il y a eu une bonne interaction entre les Burkinabés et les étrangers qui ont reconnu que les difficultés que nous connaissons sont plus ou moins les mêmes. Donc, de ce point de vue il n’y avait pas de difficulté majeure. Nous espérons que les prochaines étapes seront aussi fructueuses que celles-ci”.

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Atelier OPERA

Les superviseurs s’approprient les outils

Du 01 au 07 mai dernier a eu lieu dans la grande salle de conférence de Bravia hôtel à Ouagadougou, un atelier de formation des superviseurs aux outils OPERA. Cet atelier a vu la présence des trois (03) coordonnateurs scientifiques et du chef de projet OPERA.

Du Dimanche 01 au Samedi 07 mai 2016 a eu lieu dans la salle de conférence de Bravia hôtel, sis dans la capitale burkinabè, l’atelier de formation des superviseurs aux outils OPERA. Cette formation était conduite par les trois experts internationaux du projet, les professeurs Nacuzon Sall, Marguerite Altet, Afsata Paré/Kaboré et le chef de projet au plan national, Félix Valléan.

Les deux (02) premiers jours, c’est-à-dire le dimanche 01 et le lundi 02 mai ont constitué à un travail de préparation de la formation par les 4 Experts-formateurs à l’hôtel Bravia; notamment la rédaction du programme, la répartition des tâches et un travail de visionnement de la vidéo pilote du projet à l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) par la même équipe et celle chargée du montage du film. Des remarques et conseils ont été mentionnés afin d’améliorer la qualité du film.

Les cinq (05) autres jours étaient consacrés à la formation proprement dite des superviseurs. Parmi les quarante-six (46)  personnes à former, on dénombrait trente cinq (35) du Faso qui sont des inspecteurs ou enseignants-chercheurs parmi lesquels six (6) réservistes principalement des Directions Générales des Écoles Normales de l’Enseignement Privé (DG-ENEP). Les onze (11) autres proviennent des pays de la sous-région dont la Côte d’ivoire, le  Niger et le Sénégal.

L’atelier avait un double objectif à savoir Former/initier des superviseurs à la mise en œuvre des fiches pédagogiques contenus dans les livrets OPERA et échanger avec le Niger, la Côte d’Ivoire et le Sénégal sur les livrets de formation OPERA. Plus spécifiquement, il s’agissait de s’approprier le guide méthodologique, la démarche et les contenus des 20 fiches des 3 Livrets d’outils OPERA par les futurs formateurs de formateurs et recueillir des observations et des suggestions pour l’amélioration des livrets.

Une vue des participants à l'atelier

Une vue des participants à l’atelier

Il s’est agi tout d’abord donc de présenter en plénière le guide méthodologique des livrets et des fiches, d’illustrer la démarche de mise en œuvre d’une fiche, ensuite, il y a eu la répartition pédagogique en deux groupes des participants, animés chacun par un binôme de 2 formateurs-accompagnateurs. A la suite, les différents groupes ont procédé à une simulation formateurs-formés pour toucher du doigt la mise en pratique des outils. Des échanges-débats s’en ont suivi. Enfin, les participants des deux groupes se sont retrouvés pour faire le bilan.

Cette plénière leurs a permis de mettre en commun leurs commentaires sur la pertinence des fiches et leurs suggestions en particulier sur certaines consignes à revoir, la nécessité d’opérationnaliser davantage les fiches, de les personnaliser, les contextualiser pour les autres pays pour assurer les formations.

A la fin, les ressortissants des pays invités ont remercié les coordonnateurs d’OPERA de leur avoir permis de découvrir et de partager ces outils. Ils ont félicité les experts et les concepteurs pour la qualité et la pertinence des fiches et exprimé leur souhait de voir l’équipe OPERA venir les aider à transférer et adapter ces Fiches à leurs besoins.

Tous les participants ont regretté le temps imparti de 5 jours de formation, insuffisant pour réaliser toutes les Fiches. Un repas convivial a été organisé le soir du vendredi 6 mai pour les participants des trois (3) pays invités et les experts. Un repas qui fut l’occasion d’une poursuite des échanges et de réflexions sur des projets à venir.

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Mise en œuvre des résultats OPERA

OPERA teste ses outils avant leur utilisation sur le terrain

Suite à la formation tenue le 22 février 2016 à l’Université de Koudougou a eu lieu le prétest sur trois différents sites. Ce prétest qui s’est passé le 22 et le 23 février 2016 a été assuré par deux coordonnateurs d’OPERA, un expert national et trois enseignants du primaire.

Participants prétest

Les participants en séance de groupe

Les trois formés à savoir Bouda François, Conseiller Pédagogique Itinérant (CPI) de la CEB de Koudougou V, Ouédraogo Joceline, CPI à la Direction Provinciale de l’Education de Base  et de l’Alphabétisation du Boulkiemdé (DPEBA) et Doamba Laeticia, Inspectrice de l’Enseignement du Premier Degré (IEPD) et enseignante à l’Ecole Normale Supérieure de Koudougou se sont occupés des trois prétests sous la supervision de trois experts OPERA à savoir Paré/Kaboré Afsata, coordonnatrice scientifique, Valléan Félix, coordonnateur national et Sawadogo François, expert national d’OPERA. Pour une bonne mise en œuvre de ces prétests, trois groupes ont été formés dont un expert et un formé par groupe. Il s’agit de Paré/Kaboré Afsata et Doamba Laeticia, de Valléan Félix et Ouedraogo Joceline et enfin de Sawadogo François et Bouda François. Chaque groupe avait deux heures pour former une

participants prétest

Les participants en pleine discussion sur l’analyse des représentations

vingtaine d’enseignants du primaire. Le premier prétest sous la direction de Bouda François a eu lieu à l’école primaire centre A de Koudougou de 14h à 17h ; l’Ecole Normale Supérieure de Koudougou a abrité le second prétest dirigé par Doamba Laeticia de 08h à 11h ; quant au troisième prétest, il s’est déroulé à l’ENEP « Eduquer Enseigner » de 13h à 16h. Les formés étaient au nombre de seize (16) instituteurs certifiés pour le premier prétest, de quinze (15) pour le second prétest dont des conseillers pédagogiques – pour la plus grande majorité – et des élèves inspecteurs et de  dix-neuf (19) élèves maîtres pour le troisième prétest.

Toutes ces formations ont ainsi largement débordé sur le temps imparti. Les trois experts, en dépit des répartitions en trois groupes, ont assisté à tous les prétests en vue de pouvoir réaménager la formation et/ou les fiches si nécessaire.

Maintes difficultés se sont dégagées de ces prétests, la principale étant  l’insuffisance du temps imparti à la formation.

Ce prétest a cependant permis d’améliorer les fiches, de mettre l’accent sur le temps nécessaire à la formation et de fixer les formations proprement dites.

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Formation OPERA

OPERA forme trois encadreurs en vue de l’expérimentation de ses outils

A la phase d’élaboration des outils OPERA succède celle de leur expérimentation. Cette expérimentation a nécessité une formation des trois expérimentateurs par Paré/Kaboré Afsata, coordonnatrice scientifique du projet, Valléan Félix, coordonnateur national et Sawadogo François, expert national. La formation a eu lieu le 22 février 2016 à l’Université de Koudougou.

Les participants à la formation

Les participants à la formation

La formation des expérimentateurs que sont Bouda François, Conseiller Pédagogique Itinérant (CPI) de la CEB de Koudougou V, Ouédraogo Joceline, CPI à la Direction Provinciale de l’Education de Base et de l’Alphabétisation du Boulkiemdé (DPEBA) et Doamba Laeticia, Inspectrice de l’Enseignement du Premier Degré (IEPD) et enseignante à l’Ecole Normale Supérieure de Koudougou par les trois experts OPERA s’est faite en trois phases. Il y a d’abord eu l’explication des outils qui seront utilisés pour l’expérimentation, ensuite l’appropriation de ces outils en groupes de deux – dont un expert et un enseignant par groupe – et enfin un brainstorming avec tous les groupes afin de revenir sur les éléments non maitrisés. Les trois formateurs ont tour à tour expliqué les différentes fiches qui seront utilisées pendant l’expérimentation. Il s’agit de Valléan Félix, chef du projet au plan local qui après une brève présentation du projet a expliqué le Livret I sur la gestion relationnelle, de Sawadogo François, expert national, qui a expliqué celui relatif à la gestion pédagogique regroupé dans le Livret II  et de Paré/Kaboré Afsata, experte internationale, qui, elle, s’est intéressée au livret III et donc à la gestion didactique.

En rappel, les outils OPERA sont repartis en trois grands livrets correspondant aux trois grandes thématiques que sont Organisation et gestion de la classe, des relations en classe, de la discipline, d’un climat favorable aux apprentissages ; Organisation et gestion de l’enseignement-apprentissage; Organisation du savoir et des apprentissages.

En plus de cette explication des fiches par les trois formateurs, mention a été faite des consignes qui expliquent les fiches et chaque activité qui les soutendent et de la fiche d’évaluation qui permettra aux formateurs de dire ce qu’ils pensent de chaque expérimentation, de la manipulation de chaque fiche.

Les fiches prévoyant des travaux en groupe et des travaux individuels, deux heures ont été prévues pour chaque expérimentation. Ces expérimentations se feront par chacun des trois formés sous le coaching d’un formateur.

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